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Quoi de neuf?

Projets de réserves de biodiversité

(2008-07-18)

Quatre projets de réserves de biodiversité



dans la province naturelle du Plateau de la Basse-Côte-Nord :



le CRECN est majoritairement en accord avec les recommandations du BAPE







À publier immédiatement







Sept-Îles, le 18 juillet 2008 – Le Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord (CRECN) est majoritairement en accord avec les recommandations du rapport du BAPE, rendu public à la demande de la ministre Madame Line Beauchamp le 16 juillet dernier sur les Projets de réserves de biodiversité du massif des lacs Belmont et Magpie, des buttes du lac aux Sauterelles, des basses collines du lac Guernesé et des collines de Brador.







Concernant les limites de l’aire protégée projetée du massif des lacs Belmont et Magpie, le CRECN appuie la recommandation du BAPE de réévaluer la limite du côté ouest du lac Magpie afin de protéger la vallée jusqu’à sa ligne de crête pour en garantir l’intégrité paysagère et écologique. Le CRECN soutient également la recommandation du BAPE de soustraire à tout nouveau projet hydroélectrique le cours de la rivière Magpie au sud de la réserve de biodiversité projetée. Lors des audiences publiques, plusieurs participants avaient noté l’importance de préserver le paysage et le potentiel récréotouristique exceptionnel de cette rivière qualifiée de joyau de l’eau vive au Québec. De plus, le CRECN soutient la suggestion du BAPE qu’une révision des limites de la réserve de biodiversité projetée des lacs Belmont et Magpie devrait se faire après que le processus d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement du projet hydroélectrique de la Romaine aura déterminé le tracé de moindre impact sur la réserve ainsi que les mesures d’atténuation et de compensation appropriées.







Dans le cas des réserves de biodiversité projetées des collines de Brador et des basses collines du lac Guernesé, tel que le constate le BAPE, les projets rencontrent une opposition de la part de la population et des autorités municipales locales qui craignent la perte de territoires pour l’exploitation économique des ressources. Dans le cas des basses collines du Lac Guernessé, il existe également une certaine irrégularité au niveau des droits fonciers. La recommandation du BAPE est qu’avant d’octroyer un statut permanent à ces deux aires protégées projetées, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) devrait examiner l’intérêt de protéger le secteur de villégiature au sud-est de la rivière Bujeault puisque plusieurs chalets et abris sommaires non enregistrés se trouvent dans cette zone de la réserve de biodiversité des Basses collines du lac Guernesé.







Pour le CRECN, la présence de villégiature non enregistrée sur le territoire des basses collines du lac Guernesé n’est pas une raison valable de modifier les limites de cette aire protégée projetée qui a été sélectionnée par le MDDEP en raison de la présence de vieilles forêts de résineux, de rivières à saumon ainsi que de paysages modelés par les glaciers. Il serait préférable d’évaluer, comme il est mentionné dans le rapport du BAPE, la possibilité de régulariser, en accord avec la réglementation en vigueur, les occupations non enregistrées dans la réserve de biodiversité projetée des basses collines du lac Guernesé et majoritairement situées dans un secteur au sud-est de la rivière Bujeault, et de déterminer leur. compatibilité avec le statut de protection accordé au territoire avant d’en modifier ou non les paramètres.



Pour le CRECN, la dernière recommandation du BAPE démontre que le gouvernement du Québec, particulièrement le MDDEP, responsable de la mise en œuvre de la Stratégie québécoise sur les aires protégées (SQAP), n’a pas encore réussi son mandat de faire connaître à la population la raison d’être d’un réseau d’aires protégées représentatif de la biodiversité québécoise et les étapes du processus de sélection des territoires. En ce sens, bien que le CRECN note des améliorations dans le processus actuel de consultation et de participation du public dans le choix des nouveaux territoires d’intérêt, la SQAP étant une stratégie gouvernementale, le processus de sélection de territoires d’intérêt à protéger devrait tenir compte autant des contraintes d’ordre social que d’ordre économique, ce qui n’a malheureusement pas été fait lors de la sélection des territoires des basses collines du lac Guernesé et des collines de Brador.



Enfin, le CRECN est en accord avec la recommandation du BAPE qui soutient que le gouvernement du Québec doit démontrer son engagement vis-à-vis du réseau d’aires protégées en y consacrant les efforts et les ressources nécessaires et en statuant rapidement sur le financement et les mécanismes pour assurer la gestion de chacune des aires protégées. Dans le même ordre d’idées, lors du récent dépôt du Livre vert, le CRECN recommandait entre autre dans son mémoire que l’investissement dans l’intensification de l’aménagement forestier soit conditionnel à un investissement proportionnel dans la mise en valeur des autres usages dont la gestion des aires protégées.







Par la même occasion, le CRECN réitère à la ministre Madame Line Beauchamp sa demande d’accorder le plus rapidement possible un statut permanent aux aires protégées ayant déjà été soumises à des audiences publiques du BAPE. Le CRECN souhaite également que le gouvernement accélère le processus de sélection et de mise en réserve d’aires protégées afin d’atteindre, d’ici la fin de 2008, l’objectif de protection de 8 % du territoire québécois.







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Source : Geneviève Pomerleau, agente en environnement



(418) 962-6362

gpomerleau@crecn.org