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Chauffage au bois

Chauffage au bois


L'utilisation du bois-énergie demeure la principale source d'énergie dans plusieurs régions du monde, dont les populations sont dépendantes de l'énergie contenue dans le bois pour la cuisson de la nourriture et le chauffage de l’eau. Le chauffage des bâtiments à partir de la biomasse forestière, quant à lui, occupe une place importante dans les États nordiques tels le Québec.


Utilisé principalement comme source d'appoint depuis plusieurs décennies, il a connu un regain de popularité dans les dernières années en raison de crises ponctuelles (Crise du verglas, choc pétrolier) et structurelles (Montée importante des coûts de l'énergie (particulièrement les produits pétroliers)). Mais ce phénomène ne se limite pas aux régions nordiques. Un recensement récent des installations de chauffage au bois aux États-Unis a conclu à l'existence de plus de 38 millions d'unités dont une grande majorité étaient des poêles (10 millions) et des foyers et âtres (27 millions), donc des installations individuelles.

Quoique le chauffage au bois se situe dans le palmarès des moyens de chauffage les plus écologiques1, si l’utilisation des poêles à bois ou des foyers n’est pas adéquate, elle risque d’entrainer des problèmes de santé. La problématique du chauffage au bois réside notamment dans l’utilisation de systèmes désuets, la concentration des installations et les pratiques de chauffage. La meilleure solution est d’employer les nouveaux systèmes performants qui, par différents procédés (principalement le préchauffage de l’air et la combustion secondaire), éliminent une plus grande partie des éléments nocifs émanant de la combustion du bois. Les poêles et foyers certifiés par la norme américaine EPA et la norme « miroir » canadienne CSA sont notamment plus efficaces tant du point de vue énergétique que pour la qualité de l'air et la santé publique. Ces systèmes de chauffage au bois sont généralement à double combustion ce qui permet aux résidus qui s'échappent sous forme de gaz d’entrer en contact avec l'air secondaire. Il en résulte notamment une chaleur de combustion plus élevée, des émissions polluantes moins élevées et une meilleure efficacité énergétique que dans le cas des systèmes non-certifiés. On considère par exemple qu’un poêle traditionnel a une efficacité énergétique de seulement 40 à 50 %, et un poêle certifié de 70 à 85 %. Quant aux poêles à granules, ils atteignent des taux d’efficacités de l’ordre de 85 à 95 %!

Dans tous les cas, il est important de faire l’entretien régulier de votre système, particulièrement la cheminée, afin d'y empêcher l’accumulation de dépôts inflammable telle la créosote. Ces substances, qui se fixent sur les parois à l’intérieur du conduit, en plus de constituer un risque d'incendie important, produisent, lorsque chauffés, des émanations polluantes.

Enfin l'utilisation de bûches compressées faites à partir de résidus de sciage contribue également à réduire les impacts environnementaux du chauffage au bois. Tout d'abord, elles permettent de valoriser un résidu de transformation et optimisent l'utilisation du matériau. De plus, elles facilitent une gestion durable de la ressource en réduisant la pression sur les écosystèmes forestiers. N’oublions pas que contrairement aux produits pétroliers, la biomasse forestière est une ressource renouvelable et dont une gestion durable permettra de répondre aux besoins humains à long terme.

1. Certains organismes considèrent d’ailleurs le chauffage au bois comme le chauffage le plus écologique. Il ne faut toutefois pas oublier que l'aspect écologique du chauffage au bois est très intimement lié à la qualité de l'installation de chauffage et aux pratiques de l'utilisateur.