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Quoi de neuf?

Loi sur les mines : retour à la case départ

(2013-11-06)

Sept-Îles, 6 novembre 2013 – La Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles (CPESI) et le Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord (CRECN) unissent leur voix pour dénoncer la récusation du projet de loi 43. « L’actuelle Loi sur les mines est désuète, sa modification se voit reportée pour une troisième fois consécutive et les communautés sont encore une fois laisser à elles-mêmes dans un climat d’incertitude » déplorent les deux organismes environnementaux.

Il s’agit d’un retour en arrière pour le CRECN et la CPESI qui suivent le dossier de la réforme de la Loi sur les mines depuis plusieurs années. Le projet de loi 43 méritait sans aucun doute quelques modifications, mais il était somme toute, satisfaisant. Le projet comportait des avancées importantes surtout au sujet de l’implication des communautés dans l’exploitation des ressources de leur territoire.

Différents intervenants de la Côte-Nord ont fait connaître leur position et leurs recommandations pour chacun des projets de loi déposés au cours des dernières années. Il s’agit, en effet, d’un enjeu primordial pour une région comme la nôtre où les communautés ne veulent plus être spectatrices de leur développement. « Ce sont les citoyens et les citoyennes qui sont les plus grands perdants dans ce troisième rejet de projet de loi et il est plus que temps qu’on accorde une place aux municipalités dans la planification de l’exploitation de leurs ressources. L’absence de règles du jeu claires ne peut qu’accroître les tensions, les affrontements et la polarisation des projets miniers dans nos collectivités » précise Stéphanie Prévost, directrice de la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles.

Pour Sébastien Caron, directeur du Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord, « Il apparait clairement que le statu quo n’est pas tolérable. En plus de l’impact important sur l’acceptabilité sociale et environnementale des projets, le cadre légal actuel, désuet et déficient, nuit au développement durable du Québec. Il est temps de mettre de côté la partisannerie politique et de travailler à doter l’État d’une législation moderne qui saura répondre autant aux préoccupations environnementales actuelles qu’aux aspirations de développement durable de la population nord-côtière et québécoise ».

Pour ces raisons, les deux organismes entendent continuer à s’investir dans le dossier, en lien avec leur mission de protection de l’environnement.